Skate Art Book 2

Hé oui, ça fait déjà 18 mois ! La durée exacte du processus de création du livre. En effet, entre le moment où je me suis lancé à créer la 1ère maquette sur InDesign et le lancement en librairie, il s’est écoulé 18 mois. Un temps long, pour passer de ‘Skate Art, 100 Best Skateboards by artists from all around the world’ (oui, assez naze comme nom), livre de 240 pages au beau livre de 320 pages que l’on a aujourd’hui. Une sacrée évolution permise par toute l’équipe des Editions Cercle d’Art (Camille, Sylvie, Olivier, Bernard, encore merci !).

Bref, revenons à Février 2018, sortie officielle du livre en librairie. Du jour au lendemain, le livre se retrouve sur les étagères de petites librairies indépendantes, des grandes chaînes type Fnac ou Decitre et belle surprise, des librairies de musées d’art contemporain.

Je me souviens très bien entrer dubitatif à la librairie Decitre du centre commercial de la Confluence. C’était trop gros pour être vrai alors mon scepticisme a d’abord pris le pas. Arrivé devant le rayon Graphisme/Illustration, je scanne très vite la zone à la recherche de mon livre, sans succès… Mais en partant, je continue à zeuter les livres et j’aperçois un bloc rectangulaire vert-bleu au milieu de livres sur le Street Art : Bingo, c’est lui !

Très grosse satisfaction, à ce moment-là tout roule, le livre est en librairie pour de vrai ! Ça se confirme par l’envoi de pas mal de photos par des amis ou des lecteurs de The Daily Board (merci encore Valérian pour toutes tes tofs) dans des librairies à Paris, Bordeaux, Chalon-sur-Saône (ma ville natale) et bien d’autres. Mais la joie est aussitôt accompagnée par le stress. Mon éditeur me dit qu’il nous faut avoir des parutions papier et web dans le mois ou le livre ne fera pas assez de vente et sera très vite retiré des librairies.

Le problème, c’est que la maison d’édition n’a pas de budget pour faire appel à une agence de relation presse et personne pour s’en occuper en interne. De mon côté, je suis cramé de tous les soirs passés sur le livre, je fais déjà pas mal d’aller/retour à la Poste pour livrer des commandes de livres et en sortant de mon travail, je n’ai pas du tout la fois d’envoyer des centaines de mails et de passer des coups de fil.

Je n’ai aucune visibilité sur les ventes mais je sens quand même un certain engouement. Mon éditeur me minera un peu le moral 2 mois plus tard, en me disant que l’on a pas fait tant de ventes que ça et qu’il y a eu beaucoup de retour libraires. C’est d’ailleurs le vrai déclic qui m’a poussé à quitter l’agence web dans lequel je bossais pour me mettre à mon compte et pouvoir faire en sorte de ne plus jamais louper ce genre de choses !

Photos prise par Martin SuIzbach de Old Skateboards

Début juillet 2018, le distributeur américain a envoyé tous ses commerciaux aux 4 coins des Amériques et le livre part en librairies au Canada et aux Etats-Unis. Une nouvelle qui rebooste à fond et donne tout son sens à la volonté de faire un livre en anglais/français. Le distributeur US a d’ailleurs bien senti le livre et commandé une des plus grosse commandes qu’ai connu la maison d’édition.

26 juillet 2018, au-détour d’un mail où je lui demande où l’on peut trouver le livre aux Etats-Unis, la responsable des ventes du distributeur US m’annonce tout à fait naturellement des noms de grandes librairies : Barnes & Noble, Rizzoli, Arcana et BOOOOMM, le MOMA et le Metropolitan Museum of Art !

Consécration ultime, mon livre est dans les 2 plus grands musées de New York !!!
Le plus fou, c’est que bien qu’aujourd’hui, il n’est plus forcément dans toutes les librairies en France, j’ai la confirmation tous les 3/4 mois par des proches, qu’il y est toujours bien là-bas. Dernier retour en date, mes parents se sont rendu à New York en Avril 2019 et sont allé visité le MOMA.

Dernière actu en date, le livre s’est aujourd’hui vendu à environ 1000 exemplaires et il est désormais vendu par la chaîne américaine Urban Outfitters.
Et à la question que tout le monde se pose : ai-je gagné beaucoup d’argent avec ? La réponse est non. Je dirais que j’ai presque réussi à rembourser tous les frais associés mais c’est tout. Le retour sur investissement arrivera peut-être plutôt avec le prochain livre.

Par contre, j’ai gagné beaucoup sur d’autres points ! Le livre m’a par exemple permis d’organiser des expositions autour du skate et de l’art. Il me donne, bien entendu, une certaine crédibilité sur le sujet, si bien que pour lancer TIGERCLAW Supplies, c’est un avantage certain. Et surtout, ce qui est vraiment fou, c’est de voir que le livre a du sens pour les passionnés de skate art comme moi. Certaines personnes le considèrent comme une vraie bible, qu’ils n’hésitent pas à consulter très régulièrement pour trouver de l’inspiration.

On me disait aussi lors de ma dernière exposition à Bordeaux, que mon livre aide à crédibiliser les oeuvres faites sur des skates. Il pousse à poser l’expression ‘Skate Art’ comme un mouvement d’art et je pense et j’espère que ça sera vraiment le cas d’ici 5 ans, de la même manière que ça l’est pour le Street Art !

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